L’intelligence artificielle, de la recherche à la machine

 

L’intelligence artificielle, Jean Ganascia

CNAM, le 6 septembre 2007

A l’occasion de la sortie de son livre L’Intelligence artificielle, Jean Ganascia revient sur son champs de recherche, l’intelligence artificielle, inventée par John Mc Carty, dont le but est de prendre tous les aspects de l’intelligence humaine (raisonnement, connaissance, adaptabilité) pour les simuler, dans le domaine des technologies de l’information notamment. L’intelligence artificielle consiste donc en la reproduction de l’activité cérébrale de l’homme – reproduction limitée par les capacités de la cybernétique et des systèmes auto-organisés, qui n’égalent pas la puissance du cerveau (50 à 500 connecteurs simultanés contre 300 milliards de cellules pour le cerveau humain).

La recherche fondamentale menée par Jean Ganascia au laboratoire LIP6 (CNRS) porte principalement sur les agents cognitifs, l’apprentissage symbolique, le raisonnement automatique et est aujourd’hui appliquée aux techniques électroniques de la reconnaissance de la parole, des démonstrations de théorèmes mathématiques, aux interfaces homme / machine et même à la veille technologique – alors que les pistes de recherche dans ce domaine font de plus en plus appel à chimie, la biologie, les nanotechnologies ; ces nouveaux domaines d’application participent de l’innovation « intérieure » des objets (contrairement à l’évolution extérieure c’est-à-dire de forme et de matériaux, qui a prévalu jusque dans les années 1970) désormais assistés par des outils électroniques type RFID.

Les dangers associés à l’intelligence artificielle ne se retrouvent pas tant dans la domination de la machine sur l’homme – qui garde le contrôle des sources d’énergies les alimentant –mais plus dans la perte de la notion d’efforts humains et de fatigue cognitive (liée aux flux d’informations grandissants) ainsi que dans la dépendance de l’homme par rapport à l’ordinateur pour tout type de tâche ; se pose alors un réel problèmes de degrés de liberté vis-à-vis de l’informatique.

Présentation du livre de Jean Ganascia sur le site du CNAM

Présentation de Jean Ganascia

3 Réponses à “L’intelligence artificielle, de la recherche à la machine”

  1. Le livre de Jean Ganascia, à rapprocher de celui de Serge Boisse (L’esprit, L’IA et la Singularité), ignore la seule invention radicale en IA : la logique d’ordre 0+ sortie de Paris VI en 1985 et la méthode de recueil des connaissances et de génération de systèmes experts « la Maïeutique » qui a suivi en 1986. Associées, ces deux technos font fonctionner l’ordinateur PAR LE RAISONNEMENT et rendent obsolètes les langages de programmation (Java, C++, etc.) car ils permettent le développement en langage naturel. Elles ont donné des centaines d’applications d’IA jusqu’à aujourd’hui.

    C’est dommage qu’aucun livre sur l’IA n’en parle…

  2. Il est dommage que ce livre, comme celui de Serge Boisse (L’esprit, L’IA et la Singularité ), ne parle pas de la seule invention radicale et opérationnelle en IA : la logique d’ordre zéro +, une invention française provenant de Paris VI en 1985, qui a été suivie en 1986 d’une autre invention, privée, celle-là : la méthode « Maïeutique », qui permettait automatiquement de recueillir les expertises et de générer les règles. Aujourd’hui, l’association des deux fait fonctionner l’ordinateur PAR LE RAISONNEMENT et rend inutiles les langages de programmation (Java, C++, Pascal, etc.), puisque le développement peut se faire en langage naturel.

  3. C’est un plaisir de correspondre ici… Aucune réaction, même de Jean Ganascia…

    Dire que « Les dangers associés à l’intelligence artificielle [se retrouvent] dans la perte de la notion d’efforts humains et de fatigue cognitive (…) ainsi que dans la dépendance de l’homme par rapport à l’ordinateur pour tout type de tâche ; se pose alors un réel problèmes de degrés de liberté vis-à-vis de l’informatique » est un non-sens. Tout le progrès humain a été fait jusqu’à aujourd’hui par des chefs dirigeant des équipes. L’union fait la force ! Un homme entouré d’ordinateurs intelligents est infiniment plus fort et utile qu’un homme seul.

    Quant à la liberté face à l’informatique, c’est la même que face à la télévision : il y aura toujours des rétrogrades pour dire que le progrès est nocif pour nos têtes blondes, alors qu’elles vont tout naturellement vers ce qui les enrichit. C’est dans leurs neurones …et les nôtres. La perversité, c’est une exception !

    Pour mieux comprendre l’inexistence du danger représenté par un ordinateur intelligent, lisez mon article « CONSCIENCE ARTIFICIELLE ET ROBOTIQUE : FIN DE L’ÉVOLUTION HUMAINE ! » au chapitre 3.1 : « Le robot méchant existe-t-il ? ». Ici : http://www.automatesintelligents.com/echanges/2009/mar/conscienceartificielle.pdf

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